Prime Macron et prime transport demandées par la CFDT, on en parle dans la presse locale.

Publié le 4 Janvier 2019

Par Nord Littoral |

C’est une mesure avancée par le président de la République pour tenter de répondre aux revendications des Gilets Jaunes sur le pouvoir d’achat. La prime exceptionnelle de fin d’année est désormais inscrite dans la loi, mais elle ne prévoit ni montant ni obligation de versement. L’entreprise peut même choisir les bénéficiaires, par exemple en privilégiant ses collaborateurs aux plus bas salaires. La prime peut également varier selon l’ancienneté ou la durée du travail.

La prime exceptionnelle de fin d’année ne peut pas se substituer à une prime inscrite dans le contrat de travail, l’usage de l’entreprise ou la convention collective.

La prime est défiscalisée pour l’employeur, et elle n’entrera pas dans le calcul de l’impôt sur le revenu du salarié qui en bénéficie. Cette défiscalisation s’applique dans la limite de 1 000 euros. Tout euro supplémentaire, au-delà de ce plafond, sera soumis aux charges sociales et à l’impôt. D’après la loi, le versement de cette prime doit être effectué avant le 31 mars 2019.

Avant l’annonce présidentielle, Alcatel Submarine Networks (groupe Nokia) avait prévu de verser une prime de 500 euros brut «  en reconnaissance de l’engagement et des efforts prodigués par ses salariés vis-à-vis de des différents défis du marché  » communique l’entreprise, en ajoutant : «  Si cette prime est éligible à la défiscalisation, nous ferons les correctifs qui conviennent ».

Chez Schaeffler, une demande de prime exceptionnelle a été faite par la CGT suite à l’annonce. « La direction nous a répondu qu’elle avait jusqu’au 31 mars pour se décider », indique le représentant CGT des salariés Cyrille Robert.

Suspense également chez Graftech, où l’on nous informe que le versement d’une éventuelle prime exceptionnelle sera déterminé après calcul de la rémunération variable fixée d’après les résultats, qui elle fait déjà partie du système de rémunération par l’entreprise.

Du côté d’Eurotunnel, Fabrice Hennequet (CGT) explique qu’une demande a été faite mais qu’il n’y a eu « aucun retour à ce sujet pour le moment. »

Dans le groupe Carrefour, la prime sera négociée le 11 janvier, annonce le délégué national Carrefour Market Franck Dutertre, «  tout en nous faisant savoir que si prime il y a, elle ne sera pas importante, soi-disant à cause des Gilets jaunes. ça fait dix ans qu’ils nous font le coup de la crise, maintenant ils vont nous faire le coup de la crise et des Gilets jaunes… » En parallèle, la CFDT réclame des négociations sur la mise en place de chèques-transport et de plans d’accompagnement pour les trajets domicile-travail : «  Ça se fait en région parisienne, il n’y a pas de raison que ça ne se fasse pas pour les autres salariés qui sont contraints de prendre la voiture pour aller au travail, et c’est cohérent avec les annonces du président de la République » commente Franck Dutertre.

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Rédigé par Franck D

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francoise MARIQUE 15/01/2019 13:01

Je suis a la retraite depuis le 1er janvier 2019, donc pressente en 2018, ai je droi a la prime de 200 euros merci